Une enquête financière complexe menée par la Sûreté du Québec et l’ARC a mis au jour un vaste réseau de détournement de fonds opérant depuis Montréal et ciblant spécifiquement la communauté marocaine. Les investigateurs estiment à plus de 2,3 millions de dollars les sommes illicitement transférées vers des comptes au Maroc via un système de fausses factures et de sociétés écrans.Notre investigation exclusive révèle que les suspects, dont trois ont pris la fuite vers Casablanca, exploitaient la confiance au sein de leur propre communauté. Ils promettaient des investissements immobiliers fictifs à Rabat et Marrakech, ou offraient des services de transfert d’argent à taux préférentiels. Les victimes, souvent des immigrants récents peu familiarisés avec le système bancaire canadien, ont perdu des économies entières.Les documents judiciaires consultés montrent que ce réseau opérait depuis 2019 et utilisait des comptes dans des institutions financières montréalaises pour blanchir l’argent avant son transfert international. Interpol a été saisie pour extrader les fugitifs, but le processus s’annonce complexe en l’absence d’entente formelle d’extradition avec le Maroc.Cette affaire soulève des questions cruciales sur la protection des communautés immigrantes contre les fraudes ciblées et les failles de la coopération policière internationale.
