Lors de la convention de la Coalition Avenir Québec (CAQ) à Gatineau, François Legault a tenté de relancer ses troupes en se comparant à Rocky Balboa, le boxeur de cinéma célèbre pour sa résilience. « Ce n’est pas la force des coups qui compte, mais la capacité d’encaisser et d’avancer », a-t-il déclaré devant près de 1 000 militants.
Affaibli par des sondages défavorables et des rumeurs sur son leadership, le premier ministre a promis de poursuivre la bataille en vue des élections de 2026. Entrant dans la salle au son de Eye of the Tiger, il a assuré qu’il n’était pas question de quitter la scène politique : « Je ne fais pas ça pour moi, je le fais pour les Québécois. »
Legault a profité de son discours pour critiquer le Parti libéral du Québec et le Parti québécois, accusés de ramener le Québec dans les vieux débats constitutionnels. Il a aussi confirmé vouloir réduire l’immigration, adopter une nouvelle constitution québécoise et renforcer les lois sur la laïcité.
En coulisse, toutefois, des doutes persistent. Certains membres reconnaissent une baisse d’enthousiasme dans l’électorat, et un élu de la Montérégie a même publiquement demandé à Legault de céder sa place. Malgré tout, la majorité du parti continue de lui accorder son appui en attendant de voir si sa stratégie de relance portera ses fruits.
