Reportage commandité – EnquêteDans le paysage éducatif montréalais, une transformation silencieuse mais significative est en cours. Le Collège Royal du Québec, anciennement l’Académie de l’Entrepreneurship, entame sa rentrée sous de nouveaux auspices après une mue complète qui va bien au-delà d’un simple changement de nom.L’établissement de la rue Sherbrooke Est, à proximité du parc Lafontaine, a opéré une transition stratégique vers le statut d’organisation sans but lucratif. « Cette conversion assure une gouvernance plus transparente et garantit que nos ressources soient réinvesties exclusivement dans le développement académique », explique Dominique Blais, directeur général du CRQC.Notre enquête révèle que cette métamorphose s’accompagne d’une expansion notable de l’offre formative. L’institution, reconnue depuis des années dans les domaines du courtage hypothécaire et immobilier, diversifie ses programmes avec l’ajout d’un DEP en dessin de bâtiment, d’une AEC en conseil en assurances et services financiers, et surtout, la possibilité d’obtenir un diplôme de fin d’études secondaires de l’Ontario.« Cette innovation répond à un besoin crucial pour les étudiants visant des universités hors Québec », précise M. Blais. Le CRQC devient ainsi l’un des rares collèges au Québec à offrir cette passerelle vers le réseau universitaire nord-américain, une option particulièrement avantageuse pour les sportifs d’élite.Cette restructuration institutionnelle soulève des questions sur l’évolution de l’enseignement privé à Montréal. Le modèle OSBL, encore marginal dans le secteur, pourrait-il inspirer d’autres établissements ? La diversification des programmes répond-elle à une demande croissante de flexibilité académique ? Le Collège Royal du Québec semble avoir anticipé les mutations du marché de l’éducation, positionnant son renouveau comme un laboratoire pédagogique à suivre.

