Les faits : trois jours de grève majeurs en novembre
Les 4 500 chauffeurs d’autobus, opérateurs de métro et agents de station de la Société de transport de Montréal (STM) seront en grève les 1er, 15 et 16 novembre 2025. Cette mobilisation syndicale a été confirmée par la section locale 1983 du Syndicat canadien de la fonction publique après de longues négociations infructueuses avec l’employeur. Les services adaptés seront toutefois maintenus pendant cette période.
Un climat de tensions sociales et de négociation bloquée
La convention collective des employés STM est échue depuis janvier 2025. Selon les syndicats, l’employeur fait preuve d’intransigeance à la table de négociation, obligeant les travailleurs à renforcer leurs moyens de pression. Ce contexte difficile s’ajoute à une séquence de grève ayant déjà frappé les employés d’entretien qui prévoient un débrayage quasi-total du 1er au 28 novembre.
«Nous avons privilégié toutes les autres actions de pression, mais nous n’avons pas vu d’ouverture réelle de la part de la STM pour trouver un terrain d’entente», explique Frédéric Therrien, président du syndicat des chauffeurs.
Impact pour les usagers du transport en commun
Les Montréalais risquent de vivre des perturbations majeures dans leurs déplacements, notamment aux heures de pointe et lors des grands événements. Pour limiter les désagréments, les dates de grève choisies touchent principalement les fins de semaine, mais de nombreux usagers craignent des retards et des services réduits.
Le Tribunal administratif du travail déterminera le niveau des services essentiels à maintenir lors de ces journées.
Un phénomène inédit depuis plus de trente ans
Cette grève des chauffeurs, opérateurs et agents de station est la première du genre depuis près de 38 ans à Montréal. Elle marque une escalade dans le bras de fer engagé entre les syndicats et la STM sur la question des conditions de travail et du renouvellement de la convention collective.
Problèmes structurels : entretien et dialogue de sourds
Le mouvement de grève s’inscrit dans une série de tensions sociales au sein de la STM, qui font suite à plus de cent négociations et médiations sans aboutir à une nouvelle entente. Les ralentissements et arrêts de service, même durant les heures de pointe, sont désormais à prévoir tout au long du mois de novembre, surtout en cas de prolongation du conflit.
