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vendredi, mars 6, 2026

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Coordination défaillante des travaux : les ingénieurs municipaux sonnent l’alarme avant les élections

Enquêtes & ReportagesCoordination défaillante des travaux : les ingénieurs municipaux sonnent l'alarme avant les élections

L’Association des scientifiques et ingénieurs de Montréal dénonce une gestion en silo qui nuit aux citoyens

L’exaspération des Montréalais face aux chantiers interminables trouve un écho inattendu chez les professionnels municipaux eux-mêmes. À quelques jours des élections municipales du 2 novembre, l’Association des scientifiques et ingénieurs de Montréal (ASIM) sort du silence pour dénoncer une coordination défaillante des travaux publics qui affecte directement la qualité de vie des citoyens.

Des travaux répétitifs qui exaspèrent les usagers

Gisella Jzalé, présidente de l’ASIM représentant plus de 600 professionnels municipaux, illustre la problématique par des exemples concrets qui parlent aux Montréalais. Dans Verdun, une piste cyclable entièrement aménagée en 2024 a dû être déchirée l’année suivante pour changer une conduite d’eau principale. Sur la rue Christophe-Colomb, les mêmes travaux ont été répétés trois fois, provoquant des entraves répétées aux mêmes endroits.

Cette situation découle d’un manque de vision globale, selon l’experte. Les élus décident de projets comme l’installation de pistes cyclables sans consulter les ingénieurs qui connaissent l’état des infrastructures souterraines. Résultat : des conduites d’eau de 140 ans, comme celle de la rue Saint-Hubert construite en 1896, ne sont pas remplacées avant l’aménagement de surface.

Le rapport de la vérificatrice générale confirme les dysfonctionnements

Les préoccupations de l’ASIM trouvent un écho dans le rapport 2024 de la vérificatrice générale Andrée Cossette, qui confirme les défaillances structurelles dans la gestion des travaux montréalais. Le document révèle qu’à peine 3% des rues locales en état lamentable ont fait l’objet de travaux entre 2022 et 2024, malgré la planification de nombreuses interventions jamais réalisées.

La situation s’aggrave : en 2024, près de 40% des rues locales et 30% des artères montréalaises étaient en état « mauvais » ou « très mauvais », un niveau supérieur à 2023. Cette détérioration s’explique notamment par une gestion en silo entre les arrondissements et la Ville-centre qui « ne permet pas des interventions proactives, efficaces et équitables sur l’ensemble du territoire ».

Un système de coordination défaillant

L’ASIM pointe du doigt un problème systémique : chaque acteur travaille dans son propre silo sans vision d’ensemble. Les ingénieurs formulent des recommandations techniques basées sur leur expertise, mais ces conseils ne sont pas suffisamment pris en compte par les décideurs politiques.

Cette fragmentation s’étend au recours massif à la sous-traitance. En 2024, la Ville de Montréal a accordé 295 millions de dollars en temps-homme d’ingénierie à l’externe, équivalant à l’embauche de 1500 à 2000 ingénieurs. Paradoxalement, les ingénieurs municipaux passent une grande partie de leur temps à corriger les erreurs des firmes externes qui manquent de compréhension des spécificités montréalaises.

Des impacts concrets sur la mobilité urbaine

Les conséquences de cette mauvaise coordination se matérialisent par des entraves simultanées sur plusieurs axes parallèles. Actuellement, les rues Maisonneuve, Rachel et Mont-Royal vers l’ouest sont fermées ou perturbées simultanément, créant un effet d’embouteillage généralisé.

L’ASIM souligne l’absurdité de cette situation : « Il n’y a personne qui dit ‘Excuse-moi, tu es en train d’empoisonner la vie du monde’ ». Cette absence de coordination globale transforme les chantiers nécessaires en calvaire pour les usagers.

Vers une meilleure collaboration public-privé

Face à ces dysfonctionnements, l’ASIM appelle à un rééquilibrage des pratiques municipales. L’association recommande un meilleur encadrement des mandats confiés aux firmes externes, un renforcement de l’expertise interne et une évolution des pratiques pour garantir une plus grande cohérence dans la gestion des projets.

Les solutions existent selon les professionnels : il suffirait de planifier les travaux souterrains avant les aménagements de surface, de coordonner les interventions sur un même secteur et d’impliquer davantage les ingénieurs dans les décisions politiques.

Un enjeu électoral majeur

À l’approche des élections municipales, cette prise de parole de l’ASIM résonne particulièrement. L’association, forte de son expertise technique et de sa connaissance des enjeux municipaux, souhaite contribuer constructivement au débat public sur la gestion des infrastructures.

Les citoyens montréalais, exaspérés par les chantiers interminables et répétitifs, disposent maintenant d’un éclairage technique sur les causes profondes de ces dysfonctionnements. La question demeure : les futurs élus sauront-ils écouter l’expertise de leurs propres ingénieurs pour améliorer la coordination des travaux publics ?

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